Ecologie

Protéger les océans pour garantir la survie de l’espèce humaine.

 

Résolution fédérale de l'Hérault adoptée à l'unanimité en Conseil National du Mouvement des Jeunes Socialistes, le 3 juillet 2016: 

 

Depolluer oceans

 

Protéger les océans pour garantir la survie de l’espèce humaine:

 

Les mers et océans sont indispensables au maintien de la vie sur Terre et jouent un rôle essentiel dans la régulation de notre écosystème et du climat. Le poisson est la principale source de protéines animales pour plus d’un milliard d’êtres humains, notamment pour les populations les plus pauvres. La pêche est la principale origine de revenus pour des millions de familles dans le monde. Les bienfaits de l’utilisation des ressources de nos océans ne sont plus à prouver : pêche, énergie, tourisme, transport, fabrication de médicaments... En occupant 70% de la surface planétaire, les océans nous offrent un foyer majeur d’énergies renouvelables. La France, second espace maritime mondial, dispose de nombreux atouts et doit jouer un rôle clé dans la protection des écosystèmes aquatiques et dans la lutte contre les pollutions maritimes. Malgré les alertes émises par la communauté scientifique et les défenseurs des océans, nous continuons de surconsommer nos ressources marines. La surpêche n’est pas le seul facteur de destruction des écosystèmes marins. De nombreuses autres activités humaines y participent : le trafic maritime, le développement de l’exploitation minière et des énergies fossiles, l’agriculture, les activités industrielles, les transports routiers, les stations d’épuration… Au-delà de ces pollutions dramatiques, les océans sont aussi devenus une poubelle géante, et, ce qu’on a coutume d’appeler le « 6 ème continent », avec ses étendus d’îles artificielles composées de déchets non dégradables accumulés, en est la triste preuve. Notre irrespect envers les océans entraîne des effets néfastes et irréversibles sur le plus grand écosystème du monde. Ce dernier est de moins en moins capable de nourrir la population terrestre, d’absorber le carbone de l’atmosphère et de se remettre des agressions que subit l’environnement. Cet écosystème est en danger alors qu’une grande partie (2/3) de l’oxygène que nous respirons est produite par les phytoplanctons. De nombreuses chaînes alimentaires sont menacées et certaines espèces sont en train de disparaître ou ont déjà disparu. Face à ce constat, les Jeunes Socialistes ne peuvent pas rester silencieux ! Nous sommes éco-socialistes : une partie de notre travail militant doit donc se tourner vers les océans si nous voulons être utiles et participer à la protection de la planète.

 

 Inventer une pêche durable:

 

La biodiversité marine est constamment menacée par deux grands facteurs. Tout d’abord, le changement climatique que connaît notre planète : hausse des températures qui modifie le comportement de certaines espèces, acidification des océans - due à l’absorption du  dioxyde de carbone et à des évènements climatiques exceptionnels - qui altère les conditions de vie marine.  Ensuite, la surpêche. En effet, cette pratique a un effet dramatique et irréversible sur les écosystèmes marins. Afin de satisfaire les besoins de l’humanité, 69% des espèces aquatiques  consommables ont été détruites, surexploitées ou pêchées à la limite de la surexploitation (chiffres Greenpeace 2014). Pourtant à l’heure actuelle, le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité en débat au Parlement est peu médiatisé et a pour conséquence des votes incompréhensibles, comme le vote du Sénat - à majorité de droite - qui a rejeté un amendement visant à protéger les récifs coralliens. Certaines pratiques de pêche sont aujourd’hui dévastatrices pour l’environnement. Plus de 30 milliards de poissons pêchés sont rejetés morts chaque année dans l’océan (chiffres Greenpeace, 2012). La récente décision de l’Union européenne d’interdire le chalutage en eaux profondes (au-delà de 800 mètres) va dans la bonne direction et nous nous félicitons que cela ait été acté à l’initiative notamment d’euro-députés socialistes, après une forte mobilisation de la société civile. L’Assemblée nationale a adopté en 3ème lecture le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité qui crée la possibilité de créer des zones de conservation halieutiques afin de protéger les frayères nourricières et couloirs de migrations des espèces. Le gouvernement prévoit également la création d’un régime d’autorisation global encadrant les activités d’exploration et d’exploitation des milieux marins en ZEE et sur les plateaux continentaux. Est aussi prévue la protection des mangroves. En somme, nous devons mettre en place des mesures permettant de développer une pêche soutenable, que ce soit en incitant ou en obligeant au recours à de nouvelles pratiques. Par exemple :en favorisant par des aides financières les pêcheurs ayant recours à des pratiques respectueuses de l’environnement.

 

Focus sur les cétacés:

 

Depuis le début des années 1960, plus de 66 000 baleines ont été tuées. Malgré la création de sanctuaires baleiniers et de moratoires sur la chasse baleinière commerciale, deux pays poursuivent la chasse la baleine : la Norvège et le Japon, sous couvert de programmes scientifiques. Maltraitance animale, souffrances physiques et détresse psychologiques sont autant de maux dont souffrent les cétacés étudiés en captivité. Il faut donc trouver une réponse internationale à ce réel problème - qui n’est malheureusement qu’un exemple parmi tant d’autres. 

 

Les Jeunes Socialistes, acteurs de la protection des océans:

 

Parce que les Jeunes Socialistes ne sont pas seulement des militants de terrain durant les périodes électorales, nous avons aussi le devoir d’aider les associations de défense de l’environnement présentes sur le terrain au quotidien, qui font un travail très utile d’information du public. Nous mènerons des actions coup de poing dans les villes et sur le littoral pour sensibiliser les citoyens sur tous les sujets précédemment évoqués. Les citoyens choisissent bien évidemment leurs représentants mais ce sont aussi des consommateurs-citoyens qui ont le pouvoir par exemple de boycotter des produits non issus de la pêche durable. Il nous faut donc convaincre. Nous sommes des militants politiques et des militants de terrain, acteurs de l’éducation populaire. Nous aiderons par conséquent concrètement les bénévoles d’associations de protection de l’environnement (nettoyage des côtes, aide aux associations qui soignent les animaux blessés, etc…). Nous irons aussi à la rencontre des acteurs de l’économie maritime, nous irons visiter les espaces littoraux et particulièrement ceux abritant une riche biodiversité ou menacés par l’activité humaine. Il n’y a en effet rien de mieux que l’engagement associatif ou les visites de terrain, au plus près de la réalité, pour prendre conscience du degré de gravité de la situation à laquelle nous faisons face, et pour trouver des solutions concrètes. Il y a urgence.

Diffusion de la carte écologie au Parc Montcalm

Nous nous sommes rendus au Parc Montcalm cette après-midi pour présenter aux promeneurs la carte écologie du programme de Jean-Pierre Moure et la sanctuarisation des 23 hectares du parc.

Nous avons également parcouru le chemin qui sera emprunté par la future ligne 5 du tramway. Michaël Delafosse, adjoint à l'urbanisme de la ville de Montpellier, nous a présenté les enjeux de la création de cette ligne qui permettra aux montpelliérains de se rendre au parc Montcalm et desservira de nouveaux quartiers, notamment celui d'Ovalie.

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