Discours de l'Animateur Fédéral à la cérémonie des vœux de la Fédération PS de l'Hérault (samedi 28 janvier)

  • Par mjs34
  • Le 02/02/2017
  • Commentaires (0)

 

L’année 2017 est décisive. Tous ici nous le savons. Je m’adresse à vous en cette traditionnelle cérémonie des voeux dans un climat politique inédit et je veux à travers mon propos vous parler de la Gauche, celle que nous devons ensemble faire gagner.

 

La Gauche, avec un grand G, celle qui est en elle-même une idée, un idéal, un projet, une utopie même, en tout cas une vision pour la France, celle que nous portons tant dans nos têtes que dans nos coeurs.

 

De cette Gauche, celle qui nous anime et nous rassemble, nous devons en être fiers, et nous devons plus que jamais nous battre pour elle, avec abnégation et détermination. C’est ce à quoi nous invite le moment politique que nous vivons.

 

Le moment politique que nous vivons justement, parlons-en. Rarement je crois l’issue d’un scrutin présidentiel n’a été aussi incertaine, aussi déterminante, aussi ouverte. Soyons-en convaincus, c’est l’élection de tous les possibles.

 

Dans ce contexte, notre seule certitude doit être que la Gauche peut - et doit - gagner. Une certitude qui ne doit souffrir d’aucun découragement militant, d’aucune désinvolture individualiste. C’est seulement unis, mobilisés, rassemblés, déterminés, que nous gagnerons !

 

Bien sûr on pourrait revendiquer je ne sais quel droit d’inventaire, ou autre nécessité d’analyse du bilan de ce quinquennat finissant, et la demande ne serait pas, loin s’en faut, injuste et infondée. Mais il y a un temps pour tout ; en l’occurrence nous sommes dans celui des projets.

 

Plus qu’un droit d’inventaire, nous avons un droit d’inventivité. J’irai même plus loin, nous avons un devoir d’inventivité ! Le monde évolue, la société évolue, nos propositions doivent donc aussi évoluer, être innovantes et audacieuses.

 

En France et dans la République, nous avons des valeurs fortes, des principes solides, des idéaux clairs. C’est l’honneur de la Gauche que de les défendre. Nous avons su le faire - certes pas tout le temps. Nous devons poursuivre et amplifier ce combat.

 

Cela implique d’abord de ne jamais oublier d’où l’on vient, de ne jamais oublier l’essence de notre engagement. Notre raison d’être, c’est le refus catégorique de l’injustice, la lutte contre les inégalités, le combat pour l’autonomie individuelle et collective.

 

Certains parfois seraient tentés de l’oublier, souvent au profit d’aventures personnelles et de calculs cyniques, mais surtout à un prix lourd : la défaite assurée. Notre force ce sont d’abord et avant tout nos idées et le collectif. L’oublier ce serait, plus que perdre, ce serait nous perdre nous-mêmes !

 

Alors de ces bases idéologiques il nous faut parler. Elles sont nos plus saines et nos plus solides raisons de militer. Je veux évoquer six thèmes : le travail, la pauvreté, la transition écologique, la démocratie, les questions internationales et de défense, les discriminations.

 

Le travail d’abord ; sujet historiquement essentiel à Gauche. Notre rôle est d’organiser une meilleure et plus juste répartition du temps de travail et des richesses qui en sont issues, tout en améliorant les conditions de ce dernier. Si nous avons pu parfois déserter ce combat, il nous faut aujourd’hui en reprendre fièrement le flambeau, à l’aune des réalités de notre siècle. Le monde a changé et change encore, prenons-le en compte ; ne soyons pas figés.

 

La pauvreté ensuite ; au coeur de ce que nous sommes. Plus qu’ailleurs, c’est là que se joue à la fois la dignité humaine, la cohésion sociale et l’autonomie individuelle. Jamais nous n’avons été un pays si riche, et pourtant la pauvreté reste à un niveau insoutenable. Ne pas l’évoquer, ne pas chercher de solutions, serait pour nous une faute politique lourde. La réalité de la pauvreté est grave, l’ambition politique qui en découle se doit d’en être d’autant plus puissante.

 

La transition écologique, aussi ; idée récente mais non moins majeure. Elle s’impose peu à peu dans le débat public, et c’est heureux. La survie de l’espèce humaine en dépend. Le choix à faire ici a tout de radical : faisons-nous le choix de sauver ce qui peut encore l’être en changeant en profondeur notre modèle de développement, ou continuons-nous à détruire absurdement l’écosystème planétaire ? C’est à notre génération, maintenant, d’y répondre.

 

La démocratie, bien sûr ; elle est une réalité évidente pour nous, mais elle s’essouffle. Nous devons la faire respirer beaucoup, la développer partout, l’améliorer tout le temps. Dans le moment que nous vivons, elle est mise à mal de tous côtés, tant par ses ennemis que par ceux qui oublient coupablement de la défendre coûte que coûte. Elle est notre bien le plus précieux. Mettons toute notre énergie à lui redonner de la force et de l’effectivité.

 

Les questions internationales et de défense ; dont on parle trop peu. Ces deux sujets, particulièrement dans le contexte d’un terrorisme sans frontières et sans limite, asservi à la mort, sont essentiels dans une présidentielle. Il s’agit là ni plus ni moins d’assumer notre rôle de puissance diplomatique et militaire, au service de la paix mondiale et de la stabilité démocratique. Cela passe immanquablement par un développement de nos forces armées.

 

Les discriminations, enfin ; sujet important pour la gauche. Nous parlons bien là de toutes les discriminations que vivent tant de nos concitoyens, du fait, qu’ils soient supposés ou réels, de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur couleur de peau, de leur religion, de leur nationalité, de leur handicap, de leur situation sociale, etc… Le risque là est de ne pas se sentir concerné quand on n’est pas soi-même victime, c’est pour cela que notre cohésion nationale en dépend.

 

Si nous sommes au clair et convaincus sur tous ces sujets alors nous pourrons convaincre les Français, que nous sommes la Gauche qui doit gagner en 2017. La Gauche de gouvernement, ambitieuse, audacieuse, qui ne renonce à rien de ce qu’elle est, déterminée à transformer la société.

 

Nous ne sommes pas seuls à Gauche et comme je le disais au début de mon propos, la concurrence s'affaire et la division s’enlise, mais l’enjeu est grand, il nous dépasse et nous devons en être à la hauteur. En être à la hauteur c’est soutenir sans faille le candidat qui sera élu demain.

 

S’engager dès aujourd’hui avec force à le soutenir, c’est le choix de la responsabilité, c’est le devoir de la démocratie. Plus que jamais la Gauche a besoin de nous, de nous tous. Quelle que soit la situation demain soir, le sérieux et la cohérence de notre engagement collectif et individuel seront mis à l’épreuve.

 

Je forme le voeu qu’aucun de nous ne manque à l’appel de la mobilisation générale que commandera la situation de l’après primaire, cette période de trois mois où nous ne compterons pas nos heures sur le terrain, dans le plus beau des objectifs : convaincre pour gagner. Et je n’en doute pas, nous réussirons !

 

Belle année à toutes et à tous, meilleurs voeux à chacun et chacune et bonne campagne à nous tous !

 

Merci.

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau