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Réponse aux propos de Monsieur Darmon parus aujourd'hui dans Midi Libre

Les deux dernières sorties médiatiques initiées par la Ville de Montpellier stigmatisent terriblement les jeunes. La sortie du jour a des airs de revanche à peine dissimulée. A lire les propos de Monsieur Darmon, rapportés dans Midi Libre aujourd’hui, on aurait presque l'impression que les étudiants montpelliérains vivent une situation idyllique. Nous sommes malheureusement loin de la réalité du terrain. Une fois de plus, la communication et la posture écartent l'action significative. Rappelons que l’agence Etincelle, dont Monsieur Darmon est à la tête, travaille pour la Ville - et qui paie, décide.

 

D’ailleurs, celui qui se plaît à évoquer impartialité, crédibilité et rigueur ferait bien d’éviter lui aussi de se laisser aller à l’imprécision et à la partialité politique. D’abord en citant des “tarifs étudiants” à la TAM, qui n’existent pas en réalité : il s’agit d’un tarif “jeunes” pour les moins de 26 ans. Tous les étudiants auraient donc moins de 26 ans ? Ensuite, en proposant aux étudiants les plus précaires d’aller se loger à Palavas ou Carnon, oublierait-il que ces deux communes ne sont pas desservies par le réseau TAM, tram et bus compris ? Et, en serait-on réduit à proposer aux plus pauvres d’aller habiter loin de leur lieu de vies universitaire et sociale, les obligeant par là même à utiliser une voiture individuelle, chère et polluante ?


Egalement, faudrait-il lui rappeler que les cités universitaires accueillent à peine plus de 10% des étudiants ? Concernant la desserte en transports de l’Université Paul-Valéry, qui n'a jamais croisé d'étudiant-e en train de transporter péniblement ses courses sur la route de Mende ou tout simplement un-e étudiant-e ayant raté la correspondance avec la navette bus, partant de Saint-Eloi, par ailleurs bien moins fréquente dans ses roulements - et moins fréquentée - que le tram ? Qui oserait dire qu'il ne connaît pas d'étudiant-e qui travaille pendant ses semaines de cours pour financer ses études ? Qui ne connaît pas d'étudiant-e régulièrement à découvert avant la fin du mois ? A l'heure actuelle, un étudiant-e sur deux travaille pour faire face aux frais du quotidien. Chaque semaine amène son lot de problèmes quand on doit jongler entre les cours, le travail qui empiète sur ces derniers, et ne parlons pas des difficiles périodes de révisions. Qui peut nier aussi les enquêtes qui démontrent l’ampleur du phénomène de prostitution étudiante, au motif de nécessité financière ?

Il s'agit là de besoins primaires et de conséquences de la précarité qui frappe les étudiants. Le MJS défend et défendra toujours l’émancipation des jeunes. La baisse du coût des transports publics et propres, la construction de logements étudiants à loyers maîtrisés, l'aide pour l'accès à une santé de qualité, font partie des éléments essentiels sur lesquels la Ville et la Métropole de Montpellier peuvent agir pour améliorer les conditions de vie des étudiants, sans se contenter de réaliser ou poursuivre ce qui avait été initié avant 2014. Cela permettrait également de faciliter l'accès aux études supérieures. Agir pour tout cela, c’est, nous en sommes convaincus, l’une des raisons d’être de la gauche. Nous n’abandonnerons pas ce combat.

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