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L'avortement, un droit partout dans le monde ?

L'avortement, un droit partout dans le monde ?

Non, et nous pouvons même dire que c'est un droit fragile à ce jour.

Il est plus qu'inquiétant qu'au 21ème siècle, ère des cœurs artificiels et autres innovations surprenantes, chaque femme ne puisse pas disposer de son corps comme bon lui semble. En effet, l'Interruption Volontaire de Grossesse n'est accessible qu'à 39,5% des femmes. De nombreux pays en Afrique, en Europe, aux Etats-Unis ou en Amérique Latine restreignent fortement cette pratique et certains d'entre eux l'interdisent totalement.

Au Suriname et au Salvador, même en cas de viol ou d'inceste, une femme risque 20 ans de prison.
Nous pouvons également noter que seulement 3 pays du continent africain - sur 54 - autorisent l'avortement sans restriction : le Malawi, la Tunisie et l'Afrique du Sud.
En Europe, il existe 5 pays qui n'autorisent pas l'IVG sauf circonstances exceptionnelles : la Pologne, l'Irlande, Chypre, Andorre et Malte.
En Pologne et à Chypre, cela est autorisé uniquement en cas de viol, d'inceste ou de malformations fœtales. La Pologne est revenue sur ses pas, 1 an seulement après avoir légalisé l'avortement en 1997.
En Andorre et en Irlande, l'avortement est interdit sauf si la santé de la femme est en danger.
A Malte, l'avortement est interdit.
Aux Etats-Unis, depuis l'élection de Donald Trump, une loi autorise les Etats à interdire le transfert d'argent public à une clinique qui le pratiquerait. 

La liste peut encore être longue, il y a aussi des cas dans lesquels l'avortement est autorisé mais non pratiqué sous prétexte de cas de conscience pour les médecins.

Plus que jamais, malgré le fait qu'en France l'avortement soit légal depuis 1975 avec la loi Veil, ne considérons pas ce droit comme un acquis, mais bien comme l'objet d'un combat de tous les instants, pour sa reconnaissance partout et par tous.

Réaction à la dernière campagne de Ménard

Fidèle à sa réputation, l’extrême-droite biterroise emmenée par Ménard ne manque pas une occasion de sombrer dans l’immonde, l’outrage et l’atteinte à la raison humaine.

Cette fois, c’est avec une campagne contre la politique du gouvernement envers les communes qu’un bas commerce électoral est fait de l’usage de stéréotypes bien ancrés.

Qu’un élu de la République utilise et amplifie des représentations sociales sexistes, propres au patriarcat, est extrêmement dangereux tant son rôle impose l’exemplarité.

À banaliser encore plus qu’ils ne le sont déjà les comportements de violences et de domination des hommes envers les femmes, cette campagne est complice de ces derniers.

Peut-on sérieusement comparer une violence physique à une baisse de budget ? Peut-on éhontément dire vouloir lutter contre la délinquance tout en la banalisant ?

Pour toutes ces raisons, les Jeunes Socialistes de l’Hérault demandent solennellement le retrait de cette campagne !

Plus que de constamment se mettre en scène et faire de la propagande, aux frais de la Ville, Ménard ferait bien de s’atteler à donner un exemple autre que celui d’un petit voyou.

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